Aujourd'hui et les prochains jours, à l'occasion du Festival d'Angoulême, une histoire de la bande dessinée est à écouter et/ou à podcaster à France Culture, de 9h05 à 10h, dans l'émission La fabrique de l'histoire d'Emmanuel Laurentin. La première émission concerne futuropolis, une maison d'édition française des années 1970 et 1980.
lundi 21 janvier 2008
Histoire de la bande dessinée
Aujourd'hui et les prochains jours, à l'occasion du Festival d'Angoulême, une histoire de la bande dessinée est à écouter et/ou à podcaster à France Culture, de 9h05 à 10h, dans l'émission La fabrique de l'histoire d'Emmanuel Laurentin. La première émission concerne futuropolis, une maison d'édition française des années 1970 et 1980.
jeudi 17 janvier 2008
Comment savoir si l'on a péché?
Bède y raconte comment l'île de Bretagne fut investie par les bretons, qui furent tour à tour envahis par les pictes, les scots, les romains, les angles et les saxons. Surtout, il veut raconter l'histoire de l'évangélisation de la Bretagne, et comment Saint Augustin (pas lui, l'autre) s'y prend pour extirper le péché de ces méchants idolâtres que sont les Angles.
Le Pape Grégoire écrit ainsi à Augustin, évèque de Canterbury, pour répondre à une question que celui-ci s'était posée à propos des péchés commis dans les rêves (I, XXVII):
Le Pape Grégoire écrit ainsi à Augustin, évèque de Canterbury, pour répondre à une question que celui-ci s'était posée à propos des péchés commis dans les rêves (I, XXVII):
Nous devons nous demander si cette pensée n'était rien d'autre qu'une suggestion, la recherche d'une jouissance, ou, ce qui est plus criminel encore, un consentement au péché. Car tout péché s'accomplit de trois manières: par voie de suggestion, par délectation et par consentement. C'est le diable qui instille la suggestion; la délectation naît de la chair; et le consentement, de l'esprit. Le serpent a suggéré la première faute; Eve, comme si elle était la chair, a été charmée; mais Adam, comme s'il était l'intelligence, a consenti. Cependant, l'esprit doit faire appel à un grand discernement pour juger s'il s'agit de suggestion ou de délectation, de délectation ou de consentement. En effet, si le démon suggère un péché à l'intelligence et qu'il ne s'ensuive aucune délectation, alors il n'y a pas eu de péché. Mais quand la chair commence à s'en délecter, alors le péché commence à sourdre; mais si elle y consent délibérément, alors on doit tenir le péché pour accompli.
La source du péché est donc dans la suggestion, la croissance du péché se fait par délectation, et le péché s'avère dans le consentement. Il arrive souvent que le mal semé par le démon dans la pensée, la chair l'attire vers la délectation, à laquelle l'âme cependant ne consent pas. Et quoique la chair ne puisse pas se délecter sans l'accord de l'esprit, cependant l'esprit qui lutte contre le plaisir de la chair est, d'une certaine mesure, assujetti contre son gré au plaisir de la chair, de telle sorte qu'il s'y oppose de toute sa raison, de peur d'y céder; et cependant, le fait d'y être soumis avec délice le fait gémir de douleur à cause de son lien.
La source du péché est donc dans la suggestion, la croissance du péché se fait par délectation, et le péché s'avère dans le consentement. Il arrive souvent que le mal semé par le démon dans la pensée, la chair l'attire vers la délectation, à laquelle l'âme cependant ne consent pas. Et quoique la chair ne puisse pas se délecter sans l'accord de l'esprit, cependant l'esprit qui lutte contre le plaisir de la chair est, d'une certaine mesure, assujetti contre son gré au plaisir de la chair, de telle sorte qu'il s'y oppose de toute sa raison, de peur d'y céder; et cependant, le fait d'y être soumis avec délice le fait gémir de douleur à cause de son lien.
Je me demande si le stade de la chair ne peut pas être "sauté", et si on ne peut pas passer directement de la suggestion diabolique au consentement intellectuel. Qu'en penserait Grégoire? Il dirait bien sûr que ce n'est pas possible, que l'esprit ne peut consentir à des chaînes qui ne sont pas ressenties. Mais il ne semble pas tenir compte de la possibilité d'une délectation intellectuelle... Après tout, la suggestion diabolique ne se fait-elle pas au niveau des pensées? C'est ce que l'on appelle aujourd'hui un fantasme, mais ce concept est un peu en dehors du cadre intellectuel de Grégoire et de Bède.
En tout cas, ce que dit Grégoire devrait vous rassurer: tant qu'on n'a pas vécu le péché dans la chair, on est tranquille, on peut continuer à rêver de ce que l'on veut sans que péché soit véritablement avéré. Méfiez-vous de vos songes, cependant, ils peuvent contenir des suggestions malencontreuses. Vous êtes prévenus!
vendredi 11 janvier 2008
Les voies du tao
Je viens de lire un excellent article d'un ami qui s'est expatrié pour une durée indéterminée en Chine. Ce article, disponible sur le net, concerne la philosophie taoïste. Je le trouve très bien écrit, malgré quelques fautes qui visiblement ne sont pas de lui, mais de la rédaction du magazine: vous les excuserez donc.
Ci-dessous le mont Fuji par Hokusai (xylographie, 1823-1829).
Je sais, c'est japonais et pas chinois, mais bon, le symbolisme de la montagne associé à la forme courbe de la vague qui rappelle le symbole du yin-yang me semble approprié à ce qui est développé dans l'article.
Je sais, c'est japonais et pas chinois, mais bon, le symbolisme de la montagne associé à la forme courbe de la vague qui rappelle le symbole du yin-yang me semble approprié à ce qui est développé dans l'article.
jeudi 10 janvier 2008
Bibliothèques en feu
Un récent billet de Pierre Assouline m'a amené à découvrir une réalité particulièrement alarmante: on brûle des bibliothèques en France. En banlieue "bien sûr", et pas pour des raisons d'obscurantisme religieux, comme cet été avec l'affaire Pascal Quignard.Et pourquoi, alors que la bibliothèque est l'un des rares lieux publics d'accès gratuit où la discrimination est en principe absente? Car bien qu'un visage inoffensif, la bibliothèque présente encore un visage, celui de l'institution et de l'Etat, de l'autorité qu'on regarde avec méfiance dès lors qu'elle n'intervient pas directement sur le bien-être matériel de l'individu. Ce rejet des bibliothèques coïncide également, au moins partiellement je pense, à un rejet vis-à-vis de la culture de l'écrit, qui semble d'autant plus étrangère aux adolescents qu'ils savent de moins en moins bien lire, et que la lecture est devenue une activité marginale, qui passe après le désir d'un travail, d'une voiture et d'une télévision.
Non que la population des banlieues soit contre la culture écrite, il n'y a pas d'obscurantisme de classe, c'est plus compliqué que ça. Mais elle est en attente d'autre chose de la part de l'institution. La situation est à l'image de la bibliothèque d'Alexandrie: on ne sait pas exactement pourquoi la bibliothèque a brûlé, mais on se bat pour que ça ne recommence pas.
Non que la population des banlieues soit contre la culture écrite, il n'y a pas d'obscurantisme de classe, c'est plus compliqué que ça. Mais elle est en attente d'autre chose de la part de l'institution. La situation est à l'image de la bibliothèque d'Alexandrie: on ne sait pas exactement pourquoi la bibliothèque a brûlé, mais on se bat pour que ça ne recommence pas.
samedi 5 janvier 2008
Réveillon bucolique
Bonne année 2008 à tous.
"Nouvelle année.
Est-ce mon père, au portail du jardin,
qui tire la sonnette couverte de neige?
La grande maison brille,
pleine de cadeaux et de robes."
Par ailleurs, je signale la publication très prochaine, courant janvier, de ce qui semble un excellent essai littéraire autour du personnage de Merlin, par Yves Vadé. Chez Corti, bien évidemment...
Personnellement, j'ai réveillonné dans la Creuse, sur le Plateau de Millevaches. Ci-dessous, une photographie de la Chapelle du Rat, dans une atmosphère très friedrichienne, à la tombée de la nuit.
J'étais accompagné de Cha, du 4e tome d'Harry Potter et du Cahier de Verdure de Philippe Jaccottet. Difficile de ne pas partager ces quelques vers aux allures de haïku développé, trouvés dans la section "Fragments soulevés par le vent":
"Nouvelle année.
Est-ce mon père, au portail du jardin,
qui tire la sonnette couverte de neige?
La grande maison brille,
pleine de cadeaux et de robes."
Par ailleurs, je signale la publication très prochaine, courant janvier, de ce qui semble un excellent essai littéraire autour du personnage de Merlin, par Yves Vadé. Chez Corti, bien évidemment...
Inscription à :
Articles (Atom)